Stieg Larsson: Millenium, Tome 3 : La reine dans le palais des courants d'air
Stieg Larsson: Millénium, Tome 2 : La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette
Stieg Larsson: Millénium, Tome 1 : Les hommes qui n'aimaient pas les femmes
Marie-France Hirigoyen: Femmes sous emprise : Les ressorts de la violence dans le couple
Ca faisait un moment que je n'étais pas passée par ici, que je n'avais pas relu des posts. Je viens de le faire, et ça fait du bien. Ca fait du bien parce que ben déjà ce ploug remplit bien son rôle prévu, i.e. consigner des moments de vie, des émotions, des réflexions, qui m'étaient complètement sortis de la tête - je ne me souvenais pas que ce bouquin m'avait émue à ce point, par exemple. Et puis le temps qui a passé me donne l'impression de ne pas être l'auteur de ces messages, et en fait, je trouve que c'est bien écrit :-) alors que je n'ai pas ce sentiment sur le coup. Ca fait toujours plaisir :-)
Allez, en bonus, une photo.
Toutes mes sincères excuses, mademoiselle, si c'est à ce ploug que vous pensiez lorsque vous m'avez demandé, vendredi soir dans le train pour Lille, si, à tout hasard, je n'en tenais pas un, que vous lisiez régulièrement... Je vous ai répondu non, pour diverses raisons, mais si c'est le cas, la coïncidence est trop grosse pour que je ne rétablisse pas la vérité !
"- Vous vous aimez ? Vous êtes heureux ? C'est une belle histoire d'amour ? Mais alors quel dommage de gâcher une belle histoire d'amour avec un mariage !
- Mais.. comment te dire... on a juste envie de tout gâcher alors, de tout foutre en l'air !"
"- En tout cas, on est très heureux, c'est une bonne décision.
- Ben euh, en fait, Madame, vous savez, on a rien décidé du tout, c'est venu comme ça !"
"- C'est pas un peu rapide ? Vous savez, la passion, ça ne dure pas.
- Ah mais c'est pas de la passion. Hein amour ? On s'aime fort en fait, non ?"
"- Putain les gars. Vous avez fait plus fort que Sarko."
"- Mais non.
- Ben si. Si si."
(heuuu, en fait, je la passe en draft, mais elle revient dès que..)
Voilà quelques petits mots, quelques messages, dans les commentaires ou dans les e-mails, qui réclament une trace de vie... Il se trouve que, très récemment, très vite, cette vie a pris une toute autre tournure. De la noirceur de l'hiver, du plus bas où l'on m'avait collée, me voilà au plus haut.
Love at first sight, ça existe pour de vrai. Et pour une fois, un truc simple. The right one at the right time. L'évidence. C'est exaltant.
Tout déroule. Tout est fluide. Tout est facile. Tout est charmant, sexy, constructif, sain, apaisant et excitant à la fois. On rigole, on plaisante, on est sérieux, on fait des plans, on s'aime. Les bonnes étoiles tournent au-dessus de nos têtes. Un we à NY où la météo est annoncée détestable, et on se fait quatre jours de soleil en t-shirt. Les meilleurs sièges dans l'avion.
Une voiture qui tombe en panne à 22h au cul du monde, et on tombe sur un gentil qui a des pinces.
Du coup, oui, ce blog est un peu tombé en jachère. J'ai le sentiment, sans vraiment savoir, que celui-ci est son dernier billet. L'avenir le dira.
En tout cas, une chose est sure, quand on est au plus bas, il ne faut surtout jamais baisser les bras. Sortir l'artillerie lourde si nécessaire, mais surtout, ne jamais baisser les bras. La roue tourne, et puis, si on y croit, elle se bloque sur le bonus.
C'est quand j'envoie des chèques à ma banque. J'écris toujours "Crédit Lyonnais", par réflexe, par habitude. Un jour, je m'entendrai dire par quelque petit jeune "mais voyons, ça fait longtemps que ça existe plus.. faut vivre avec ton temps..."
Je ne parle plus en francs, quand même.
un peu, beaucoup, énormément !!! De retour d'une semaine sous la neige, sous un peu de soleil aussi. Que ça fait du bien de retrouver la montagne, les skis, les chaussures de marche, le fromage et les myrtilles, l'apremont et la mondeuse, les crozets et les vins chauds... mais bon sang, comme tu m'as manqué, my love.
Ca fait longtemps qu'on a pas écrit. Faut dire, ça a été dense, ces derniers jours.
On en dira pas plus, parce qu'on a pas envie de se porter la poisse, mais houlà, que de belles nouvelles. Et toutes en même temps. Comme toutes en même temps, en décembre, quand tout allait mal. Drôle la vie, quand même.
On va déjà commencer avec une semaine de vacances, starting today.. histoire de récupérer quelques heures de sommeil, et de se défouler les jambes (pfff, je sais même pas s'il y a de la neige..) !!
Aujourd'hui, encore une journée bien remplie, j'ai essayé la 848, en blanc, évidemment. Une déchirade.
Je suis enfin allée chercher mon permis à la préfecture, qui m'y attendait depuis 2 ans et demi, voui voui, et depuis deux jours que c'était prévu, je n'arrivais plus à retenir mon excitation. Mêlée, à l'approche de l'heure, d'une bonne dose de stress. C'est pas rien, 134 chevaux. Et si je la plante ??
Un bruit incroyable au démarrage, et zou, en route. Les quais. Pas très téméraire la p'tite. Reste sagement derrière les voitures. C'est que ça accélère drôlement vite cette bestiole. Toujours en 1ère, ah bah je suis déjà à 80. Hum.
Pas mal de tension dans les bras, tout le corps repose dessus. En route pour Champigny sur Marne, histoire de faire un peu d'autoroute. C'est con, le samedi, c'est blindé, et beaucoup de conducteurs du dimanche.
Ah oui, ça roule quand même bien cet animal. Les voitures s'écartent. Ah oui, ça se conduit de façon très fluide, ah oui, ça passe bien d'une file à l'autre. Hum.
Demi-tour à Champigny et retour à Paris. Dites donc, une ligne droite sans personne... N'empêche que j'ai quand même pas pu passer la 6ème (suis même pas sûre d'avoir passé la 5ème..). A nouveau les quais. Les regards ne sont plus les mêmes qu'avec ma noireaude. Respects des motards, admiration des automobilistes.
Je gratte 2/3 motos au démarrage, quel bruit !!! Déjà 3/4 d'heure ont passé, il faut la ramener, à contre-coeur.
Est-ce bien raisonnable, un 3ème deux-roues ?
J'ai compris ça ce matin, assise sur le bord de l'évier, les pieds sur le bar - je crois que c'est devenu ma position favorite - en buvant un thé, en regardant le soleil sur les immeubles, encore enfarinée de la soirée d'hier, en regardant mon appart', bien rangé, en écoutant de la musique, quand je me disais que bon sang, c'est beau la vie, elle est belle, ma vie. Un débordement d'émotions, là, sur le bord de l'évier. Cette véritable envie de croquer la journée qui s'annonce. Je suis heureuse. Et j'ai compris ça : il m'interdisait d'être heureuse. Sauf par lui. A travers lui.
Etre heureuse, bondir, faire les choses qui me faisaient du bien, ça voulait dire que j'étais égoïste. Etre heureuse à l'intérieur, ça voulait dire que du coup, j'avais pas besoin de lui. Etre heureuse intrinsèquement, ça voulait dire que lui, forcément, l'était moins. Et que donc j'étais sans coeur, puisque ce qui, par comparaison, était son "malheur" ne m'émeuvait pas comme il aurait du.
Tandis que quand j'étais malheureuse, et que, finalement, à force d'avoir contenu tout ça, je me mettais à pleurer, c'était plus facile. De me tendre les kleenex. De me consoler de m'avoir amenée là. D'avoir cette utilité là.
Par hasard, hier soir, alors que je me trouvais moi-même au bout du monde (rue Oberkampf, pff, c'est supra loin..), suis tombée sur ce cher pdf - depuis combien de temps on ne s'était vus ? Ben le temps d'une cigarette sur le trottoir, pour l'occasion, soit quoi, 5 minutes, on a eu le temps de prendre les dernières nouvelles de nos vies, j'ai eu le temps de lui exposer la théorie du chemin de vie (copyrighté Docthib, qui venait juste lui, de me l'exposer - fera-t-il un post à ce sujet ?), et que je vais d'ailleurs m'employer à appliquer. Hasard et plaisir des rencontres.
Quand on arrête la course à pied (ou la muscu), on perd son tonus, on régresse. Mais quand on reprend, le corps a de la mémoire, et en deux, trois sorties, tout revient. Je sais de quoi je parle. Les muscles se retonifient tout de suite, comme si la pause n'avait pas eu lieu. Les performances mettent un peu plus de temps à revenir, mais le corps répond. Bam bam. Illico. Plus jamais on ne sera un débutant. C'est jouissif.
C'est pareil en amour, non ? Quand on a éprouvé quelque chose pour quelqu'un, même 12 ans auparavant, si on renoue, si on retisse un peu les liens, ça revient. C'est resté caché dans le cerveau, ou dans le coeur, en sommeil, pendant longtemps, et ça n'a pas empêché à la vie de tracer son chemin, mais ça ne disparait jamais complètement et ça peut être réactivé en un claquement de doigts. Et là, attention, danger.
Je sais pas d'où ça vient, mais je suis à fond. Une énergie incroyable. Au bureau, je bulldozérise. En dehors, je relance les invit' à diner, je recours, les jambes qui volent au-dessus du sable, je prévois mes week-ends (NY, ça fait longtemps là... mmm ça vient bientôt..), je dévore les bouquins, je me fais plais' en moto, vloup vloup, et j'ai envie d'en acheter une autre, des fêtes et des soirées de tous les cotés, des envies de films et d'expos (d'ailleurs, si ca intéresse, j'ai qq invit' pour l'expo de Saul Leiter que je distribue gentiment, premiers demandeurs, premiers servis..), envie d'être une épaule solide pour ceux pour qui ça va pas fort en ce moment, petits poussins, venez sous mon aile... Je dépense des sous, des robes, une télé, des machins, des bidules, des chaussures, et bientôt, bientôt, un super beau sac.. mais là je me retiens un peu quand même. Ah le pouvoir de la récompense.
L'impression que les journées ne seront jamais assez longues pour tout faire.
La chute sera-t-elle dure ?
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